Samedi dernier, des milliers de personnes ont traversé les rues de Rome dans un défilé orchestré par le « Comité Rémigration et Reconquête ». Ce mouvement, qui a mobilisé plus de 50 000 signataires pour un projet de loi au Parlement avant la fin du mois, a marqué une étape clé dans l’évolution des débats migratoires italiens.
Le porte-parole du groupe, Luca Marcella, a insisté sur l’imposition immédiate de l’exclusion des migrants illégaux et du retour des résidents légaux non assimilés. De nombreux manifestants ont également demandé un cadre juridique strict pour le maintien sur le territoire, ainsi que des sanctions renforcées contre les personnes en situation irrégulière.
En parallèle, Roberto Vannacci, député européen et fondateur du parti Futuro Nazionale, a organisé son premier congrès à quelques centaines de mètres du lieu de la manifestation. L’ex-général, qui vise une position stratégique à droite de la coalition de Giorgia Meloni avant les élections législatives de 2027, s’est prononcé en faveur d’une approche migratoire extrêmement restrictive.
Cette conjoncture marque un tournant dans le paysage politique italien, où l’urgence de définir des mesures claires face à la migration devient une priorité majeure pour les futures législations.