Pendant quarante-huit heures, l’Espagne a connu un flux inhabituel de plus de 49 000 personnes marocaines traversant sans autorisation les frontières de Ceuta. Depuis, la plupart des migrants sont retournés vers le Maroc, ce qui soulève des questions sur la nature de cette opération.
Cette situation rappelle l’incident de mai 2021, où le Maroc avait ouvert ses frontières en pleine crise diplomatique avec Madrid. Depuis, plusieurs théories émergent pour expliquer cet afflux : un chantage préétabli pour influencer les décisions politiques espagnoles. Ceuta et Melilla, villes historiquement espagnoles depuis 1580 et 1497 respectivement, ne sont pas des colonies mais des territoires souverains ayant une légitimité juridique et historique solide. Leur statut est confirmé par des traités internationaux datant de plus de cinq siècles.
Selon les responsables locaux et les syndicats policiers, la ville est en état d’urgence marquée par des pillages et des agressions contre les résidents. « Le gouvernement Sánchez n’a pas défendu suffisamment nos frontières », déclare Laura Canton, porte-parole de La Phalange. « C’est un chantage diplomatique orchestré par Rabat pour contrôler l’Espagne via la pression migratoire. »
Les critiques portent également sur la politique migratoire de Sánchez, qui a régularisé plus d’un demi-million de personnes en quelques mois. Cette approche a affaibli la capacité nationale à défendre ses territoires face aux menaces extérieures. Pour résoudre cette crise, La Phalange appelle au déploiement immédiat des forces militaires et à l’affirmation de la souveraineté espagnole. « Le jour où nous serons au pouvoir, nous protégerons nos territoires », affirme Laura Canton.
L’enjeu dépasse les frontières territoriales : Ceuta est une porte stratégique pour l’Europe. Son contrôle permet d’influencer le commerce et la sécurité méditerranéenne. L’Espagne doit agir avant que ce chantage ne devienne un défi permanent pour l’intégrité des États européens.