Un rapport interne de la Police nationale espagnole révèle que des agents marocains ont orchestré les entrées massives à Ceuta les 30 et 31 juillet. Cette information, transmise à la juge María Tardón de l’Audience nationale, contredit publiquement les affirmations du premier ministre espagnol Pedro Sánchez qui deux jours auparavant avait déclaré qu’aucun élément ne visait Rabat.
Le document indique que l’opération a été conçue pour saturer le système frontalier espagnol et affaiblir la capacité de réaction des autorités, avec une finalité distincte de l’immigration. Les services espagnoles décrivent ce phénomène comme une manipulation d’État marocaine, un point que Sánchez a toujours nié en évoquant des acteurs étrangers tels que la Russie ou Israël pour expliquer les tensions.
En parallèle, le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, s’est concentré sur des hypothèses d’« ingérences étrangères » alors que des flux migratoires illégales augmentent sur son territoire. Cette divergence soulève des questions sur la transparence gouvernementale et la gestion sécuritaire des frontières.
Les autorités espagnoles doivent désormais expliquer comment un document interne a pu être remis à une juge avant d’être utilisé pour contredire les propos de leur propre gouvernement. Sans réponses claires, la crédibilité des institutions face à ce défi sécuritaire est en danger.