Les failles cachées du vote par courrier : une révélation suisse qui secoue l’Europe

Après avoir obtenu 43,8 % des voix lors des élections régionales de Saxe-Anhalt, le parti AfD a déposé un appel à recompter les bulletins, soulignant un écarts significatifs entre les votes en personne et par courrier. Ce résultat, qui lui a permis d’atteindre 39 sièges sur 83 mais pas la majorité requise de 42, a provoqué des critiques internes au sein du groupe nationaliste allemand.

En Suisse, où plus de 97 % des électeurs utilisent le vote postal, ce système est aujourd’hui confronté à des vulnérabilités majeures. Une analyse réalisée en 2020 révèle que les enveloppes peuvent être ouvertes avant l’heure dans certaines administrations, que les scellés sont souvent falsifiés et que le matériel de réserve permet d’imprimer des bulletins supplémentaires sans surveillance.

François de Siebenthal, ancien banquier suisse décédé en 2024, a démontré ces risques dans un entretien récent. Selon ses observations, les enveloppes passent plusieurs semaines dans les bureaux communaux avant le scrutin, exposant le système à des manipulations préalables. Un cas concret en Valais a vu un électeur subtiliser plus de 190 enveloppes pour influencer le résultat électorale.

Les exemples de fraudes en Vaud et en Valais montrent que même une irrégularité minime peut entraîner l’annulation d’élections. En Allemagne, l’AfD insiste sur la suppression du vote postal, mais aucune preuve concrète n’a été avérée. Cependant, ces cas soulignent l’urgence de réformer les systèmes électoraux pour garantir leur intégrité.

Comme le fit la France en 1975 après des fraudes répétées dans la région de Corse, une reconfiguration radicale du vote reste souvent nécessaire pour préserver la confiance démocratique.