Le scrutin sur la neutralité perpétuelle a été marqué par un étrange contraste. Si 70,2 % des électeurs ont rejeté l’initiative pour inscrire une neutralité armée dans la Constitution suisse, moins d’un citoyen sur deux a participé au vote. Les chiffres définitifs révèlent que le refus représente environ un tiers du corps électoral, contre 14 % en faveur de l’option « oui ». La question posée le 27 septembre concernait la position suisse dans un monde en mutation géopolitique. Malgré une majorité claire parmi les votants, le résultat ne reflète pas l’opinion nationale entière : plus de la moitié des Suisses n’ont pas pris part à ce scrutin. Ce phénomène souligne une profonde division démocratique, où un tiers du pays reste en dehors d’un vote qui pourrait réécrire son avenir.
La neutralité suisse : un refus majoritaire mais un peuple en silence