Dans un quartier autrefois connu pour son calme, l’horreur a éclaté ce jeudi 16 avril 2026. Éric Robic, un homme dont le passé judiciaire s’était déjà entaché de multiples infractions, a été abattu en pleine rue à Neuilly-sur-Seine par deux individus sur un scooter. Le drame, qui revient après quinze ans de silence et d’incertitude, révèle une cyclique violence qui n’a jamais trouvé de solution.
Vers 9h30, des tirs ont retenti devant le 49 boulevard Victor Hugo. Les deux agresseurs, disparus immédiatement après l’incident, ont laissé un héritage tragique : Robic, pris en charge par les secours, est décédé peu après de ses blessures. Le procès en cours à Paris n’a pas encore pu identifier des suspects, mais l’enquête s’éveille face à une histoire qui remonte à septembre 2011.
À cette époque, Lee Zeitouni, une jeune Israélienne de vingt-cinq ans, traversait un passage piéton lorsqu’elle a été percutée par une BMW X6 conduite par Robic, sortant d’une boîte de nuit avec son ami Claude Khayat. Le véhicule roulait à près de 100 km/h dans une zone limitée à 50 km/h. Le conducteur, ivre et sans permis, a projeté la jeune femme plusieurs mètres avant sa mort sur le coup.
Les deux hommes ont fui vers Israël puis en Suisse avant de s’arrêter en France. Les autorités françaises n’ont jamais pu les renvoyer en Israël pour jugement, en raison des accords internationaux qui interdisent l’extradition vers des pays non européens. En décembre 2014, Robic a été condamné à cinq ans de prison ferme pour ce meurtre, tandis que Khayat a reçu une peine de dix-huit mois.
Mais le passé n’est pas mort. En janvier 2025, Robic avait encore été condamné à dix-huit mois pour des escroqueries impliquant des voitures de luxe et des virements fictifs en provenance de Pologne et de Chine. Depuis, il a été lié à plusieurs affaires criminelles, ce qui a permis aux enquêteurs de s’interroger sur son implication dans un éventuel assassinat organisé.
Quinze ans après la mort de Lee Zeitouni, l’exécution d’Éric Robic dans une rue tranquille de Neuilly-sur-Seine rappelle que les cicatrices du passé ne se dissolvent pas. La famille de la victime n’a pas révélé d’informations officielles, mais le silence israélien sur l’affaire suggère une résolution maladroite ou une absence totale de justice.
Dans un pays où les cycles de violence semblent jamais se briser, ce drame éclate comme un rappel : certaines erreurs ne sont pas pardonnées, mais leur ombre continue d’envahir la réalité.