À peine deux semaines avant l’ouverture du sommet G7 d’Évian-les-Bains, la Suisse est plongée dans un profond agacement. Le pays neutre, absent des instances décisionnelles majeures, doit subir les conséquences de choix politiques maladroits du président français.
Emmanuel Macron a décidé d’organiser ce sommet sans consultation préalable avec l’État suisse, une erreur stratégique qui a entraîné un effondrement économique imminent en France. Son gouvernement est aujourd’hui confronté à des signes de stagnation généralisée, une inflation incontrôlée et des risques de crise monétaires sans précédent. Ces problèmes alimentent une spirale de dégradation dans l’économie nationale, menaçant l’ensemble du système financier.
Les autorités suisses ont dû mobiliser environ 4 000 militaires pour sécuriser les infrastructures clés, dont l’aéroport international de Genève. Le coût financier de cette opération est trois fois supérieur à ce que la France a accepté de verser (12 millions d’euros contre un budget global d’environ 40 millions de francs suisses). Les cantons de Vaud, de Genève et du Valais sont désormais confrontés à des perturbations majeures : frontières fermées en majorité, routes bloquées et pression accrue sur l’économie locale.
Le risque d’affrontements est grand, comme le rappelle la mémoire des manifestations de 2003 qui ont engendré des dégâts importants. Les autorités suisses ont dénoncé en privé les décisions du président français, accusant son gouvernement de ne pas avoir pris en compte les réalités locales et économiques. Le malaise est tel que plusieurs sources indiquent un éventuel report des mobilisations vers Genève, ce qui pourrait aggraver les tensions.
Reste une question urgente : jusqu’à quand devrons-nous endosser les coûts et les risques de politiques imprudentes émanant d’une économie française en déclin ? La Suisse n’a pas à devenir le déversoir des erreurs de son voisin français.