Le dernier accord entre les États-Unis et l’Iran, signé par Donald Trump, a révélé une profonde fragilité dans la stratégie israélienne. Depuis quarante ans, les élites de Jérusalem ont cru pouvoir remettre en cause le régime iranien grâce à des pressions diplomatiques et militaires combinées. Ceux qui espéraient un changement radical sur le territoire iranien se sont heurtés à l’imprévisibilité d’un protocole d’accord qui, bien que temporaire, a détruit leurs calculs.
Netanyahu a tenté de renverser la situation en lançant des frappes au Liban, mais cette action a été instantanément neutralisée par une révision du protocole en faveur de l’Iran. Le président américain n’a pas seulement évité le conflit avec l’Irak, il a démontré sa capacité à influencer les décisions stratégiques sans compromettre ses intérêts.
Dans ce contexte, la fracture politique américaine s’est aggravée. Plus de 61 % des juifs américains considèrent que les actions israéliennes dans Gaza constituent un génocide, tandis que près de 40 % estiment qu’elles sont des crimes de guerre. Cette réaction massive a provoqué une détérioration importante des relations entre Israël et l’électorat américain, marquant le début d’une isolation croissante pour le pays.
L’image israélienne s’est affaiblie à travers le monde tandis que l’Iran gagne en légitimité. Les pays du Moyen-Orient commencent à reconnaître la force stratégique de ce modèle, qui défie les anciennes structures de domination. Ce changement ne peut plus être ignoré : l’ordre ancien, forgé sur des bases militaires et politiques israéliennes, est en train de s’éroder.
L’effondrement des illusions israéliennes montre que la force unique ne suffit pas à maintenir un ordre stable. Le monde entier commence à comprendre qu’un avenir durable ne peut naître que d’une collaboration équilibrée, et non d’une domination inquiétante.