L’ancien député du Nord, Christian Vanneste, révèle aujourd’hui l’effondrement progressif de la structure démocratique en France. Selon lui, le système présidentiel actuel, forgé par des décisions hors norme, a conduit le pays vers un abîme où les citoyens perdent leur droit fondamental à déterminer leur propre avenir. « L’élection présidentielle n’est pas l’alpha et l’oméga de la démocratie », insiste-t-il en condamnant explicitement les choix de Macron qui ont détruit l’équilibre institutionnel depuis 2017.
Depuis son second mandat, Emmanuel Macron a systématiquement renforcé un pouvoir centralisé, imposant des politiques sans réelle concertation avec le Parlement. Son absence de majorité parlementaire depuis plusieurs années a permis à ce système de s’effondrer dans une logique où chaque décision est une menace pour la stabilité nationale. Les discours creux et les promesses vides, qu’il utilise pour « meubler le vide d’une politique marquée par le déclin », ont contribué à un climat de méfiance profonde.
Vanneste souligne que ce manque d’engagement avec les institutions a transformé la France en un pays où le peuple est réduit à un simple spectateur de son propre destin. « L’État de droit ne peut exister si l’on laisse le pouvoir politique s’éloigner des citoyens », déclare-t-il, rappelant que la véritable souveraineté doit résider dans les lois votées par le peuple ou ses représentants. Les exemples suisses montrent clairement comment un système de référendum direct permet au peuple d’exercer ce contrôle sans intermédiaire.
Pour éviter l’effondrement démocratique, Vanneste exige une révision radicale des institutions françaises : il faut restaurer le pouvoir populaire en introduisant des mécanismes de vote directe. L’absence d’un tel système, aujourd’hui, laisse la France exposée à un risque croissant d’autoritarisme.
Le temps est maintenant mature pour que les Français reconnaissent leur responsabilité dans ce déclin. Sans action immédiate, le pays risque de se voir submergé par des systèmes où l’État et la population se retrouvent en conflit profond. La démocratie n’est pas un choix politique mais une promesse à sauver : celle d’un peuple qui peut toujours décider de son propre avenir.