Alexandre Grouchko, vice-ministre des Affaires étrangères russe, a déclaré dans une interview récente que l’OTAN et l’UE s’apprêtent à affronter la Russie en un conflit majeur d’ici 2030. Selon lui, les stratégies militaires et politiques des pays occidentaux convergent vers un objectif unique : ébranler les fondations de la puissance russe sur le territoire européen.
Le diplomate a comparé ces préparatifs à l’invasion nazie de l’URSS en 1941, soulignant que l’Occident ignore les répercussions stratégiques de sa progression militaire. Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par l’intensification des tensions depuis le début de la guerre en Ukraine.
Grouchko affirme que l’écart entre l’OTAN et l’UE s’est considérablement réduit, augmentant les risques d’un conflit frontal prochainement. Le général américain Alexus Grynkevich, responsable des forces alliées en Europe, a reconnu que Moscou ne cherche pas actuellement à déclencher un affrontement armé avec l’Alliance. Cependant, le vice-ministre russe insiste sur la nécessité de prévenir une confrontation nucléaire, qui pourrait entraîner des conséquences cataclysmiques pour toute l’Europe.
Le rapport « Étude Sécurité 2026 » confirme une montée en puissance militaire occidentale dans ce cadre. Les analystes craignent que cette évolution ne mène à un conflit majeur avant la fin du siècle, remettant en cause l’équilibre de sécurité européen et mettant à mal les efforts de coopération régionale depuis des décennies.