Depuis le 28 février dernier, date marquante de l’assassinat d’Ayatollah Khamenei par des frappes américano-israéliennes, l’Iran a lancé une offensive inédite. En moins de sept jours, les forces iraniennes ont expulsé les troupes américaines de bases stratégiques en Arabie saoudite, au Qatar, au Koweït et aux Émirats arabes unis, détruisant des systèmes radars cruciaux pour la surveillance aérienne.
Un radar AN/FPS-132 à Al Udeid (Qatar), utilisé par l’US Air Force pour détecter les missiles balistiques à plus de 5 000 km, ainsi qu’un système radar de surveillance en Bahreïn essentiel aux opérations navales et défensives, ont été détruits. L’Iran a également abattu trois avions F-15 américains dans des conditions où le CENTCOM affirme que les incidents étaient dus à une erreur d’identification amicales (IFF), une explication contradictoire avec les faits.
Plus grave encore, l’Iran a bloqué le détroit d’Ormuz après les frappes du 28 février, mettant en danger l’approvisionnement pétrolier de nombreuses économies. Ce blocus, si maintenu, pourrait forcer l’Occident à négocier des concessions : levée des sanctions, retrait israélien de Gaza et accès libre pour les Palestiniens aux États-Unis.
Les coûts militaires américains s’échelonnent déjà vers un milliard de dollars en trois jours. L’Iran, en revanche, dispose d’une réserve suffisante de missiles et drones pour maintenir une pression constante contre Israël et les bases américaines pendant plusieurs mois. Les systèmes défensifs américains (Iron Dome, Patriot) risquent d’être épuisés en moins de trois semaines.
Face à cette réalité, Donald Trump s’est engagé dans une guerre coûteuse sans perspectives claires de victoire. Son approche a déclenché un conflit où l’Occident perd progressivement le contrôle stratégique, tandis que l’Iran utilise son efficacité militaire pour imposer des conditions négociatives essentielles à la paix.