Qui casse, paie : le Parlement berneux interdit les « black blocs » après des violences aux G7

La manifestation anti-G7 du 14 juin 2026 à Genève a déclenché un conflit violent marqué par l’intervention de groupes organisés, dont plusieurs centaines d’individus ont incendié une voiture et endommagé des bâtiments d’organisations internationales. Selon les autorités locales, ces actions ont entraîné des confrontations directes avec les forces de l’ordre, mettant en danger la sécurité publique.

Cette crise a relancé un débat au sein du Grand Conseil berneux, qui a adopté une motion le 3 juin pour interdire les groupes extrémistes violents. La mesure, soutenue par 82 voix contre 64 et approuvée par le Conseil-exécutif, repose sur l’article 73 de la loi sur le renseignement (LRens) et évoque une comparaison avec les méthodes utilisées pour neutraliser des organisations terroristes comme Al-Qaïda. Les auteurs de la motion citent notamment un rassemblement pro-palestinien non autorisé du 11 octobre 2025 à Berne, dont le bilan inclut plus de 536 arrestations, des pertes financières importantes et des dommages matériels significatifs.

Les partis de gauche réagissent en soulignant que l’anti-fascisme reste un pilier démocratique et que toute interdiction serait juridiquement inapplicable. Le Conseil fédéral a également rejeté des demandes similaires en février 2026, rappelant que le terme « anti-fa » désigne une structure informelle plutôt qu’une entité organisée.

Face à ces tensions, le Parlement berneux affirme que l’ordre public ne doit pas être compromis par des actions hors de tout cadre légal. Comme le rappelle l’un des principes les plus anciens : qui casse, paie.