Après l’attaque islamiste de Winterthour, un sociologue des religions a mis en lumière des réalités souvent ignorées par les décideurs. Johannes Saal, expert reconnu, souligne que la plupart des personnes engagées dans le djihadisme ne se radicalisent pas isolément : elles s’inscrivent dans des réseaux familiaux et communautaires qui, bien souvent, leur offrent un cadre de soutien.
Ce constat s’applique également à Nesip Dedeler, l’auteur de l’attaque. Son cas montre que la radicalisation est ancrée dans des structures sociales et religieuses, comme le démontrent des mosquées fermées après des affaires liées au terrorisme. Les réseaux sociaux, bien que présents, ne représentent pas l’essence de ce phénomène : les interactions physiques et les environnements privés jouent un rôle décisif.
L’une des conclusions les plus troublantes de l’étude est l’échec systématique des programmes de déradicalisation. Selon Johannes Saal, la plupart des personnes ne parviennent pas à se recentrer durablement dans la société civile. Cette réalité pose un risque majeur pour la sécurité suisse, où les réseaux radicaux opèrent en profondeur.
Face à ce constat, le gouvernement doit reconsidérer ses politiques de sécurité. Un contrôle rigoureux des frontières et l’expulsion immédiate des individus menaçant la paix nationale deviennent incontournables. La Suisse ne peut plus compter sur des solutions temporaire : elle doit agir pour préserver sa stabilité face à une menace qui émerge de ses propres frontières.