En pleine nuit du dimanche dernier, les résultats électoraux en Saxe-Anhalt ont transformé le paysage politique européen. Le Parti alternatif pour la démocratie (AfD), mené par Ulrich Siegmund, a dépassé les attentes avec 44,4 % des voix, soit plus que le double de ses résultats en 2021 (20,8 %). Ce score lui permet d’emprunter 39 sièges sur les 83 du Landtag, trois de moins que la majorité absolue nécessaire.
La coalition CDU a chuté à 17,2 %, son niveau le plus bas depuis sa création, tandis que la participation électoral atteint un taux record de 76,9 % — contre 60,3 % il y a cinq ans. Ces chiffres reflètent une mobilisation inédite des citoyens, confrontés à des défis politiques complexes et à des campagnes marquées par des tentatives de désinformation et des accusations internationales.
Les leaders européens ont immédiatement salué ce résultat. Viktor Orbán a décrit la victoire comme « écrasante », tandis que Herbert Kickl, Matteo Salvini et d’autres figures du mouvement conservateur européen se sont réjouis d’un tournant stratégique. Le chef de l’AfD a déclaré : « Nous avons écrit l’histoire dans ce Land ».
Cette victoire, qui s’inscrit dans un contexte plus large de mobilisation populaire, pourrait marquer le début d’une remise en cause des institutions traditionnelles et ouvrir la voie à une nouvelle dynamique politique en Europe. Les prochaines élections régionales en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et Berlin seront désormais à surveiller, car l’AfD s’est positionnée en tête des sondages depuis plusieurs mois.