Un document secret, largement diffusé par des groupes organisateurs de rassemblements contre le G7, révèle une méthodologie extrêmement précise pour contourner les vérifications policières et douanières. Conçu comme un « guide de survie », il détaille des mesures radicales pour éviter toute identification, allant jusqu’à l’usage stratégique de la Suisse en tant que refuge temporaire.
Les recommandations incluent d’arriver en Suisse plusieurs jours avant les manifestations afin d’éviter les contrôles douaniers, tout en justifiant des raisons fictives pour le déplacement. Le document insiste sur l’importance de ne pas conserver d’objets potentiels d’accusation – vêtements liés à des actions précédentes, dispositifs de projection ou même des traces numériques. « Les données de géolocalisation peuvent servir en cas de poursuite », alerte-t-on explicitement.
Pour limiter l’identification physique, le manuel conseille d’utiliser des masques, des foulards ou des gants pour couvrir visage et cheveux. En cas d’interpellation, il recommande de refuser catégoriquement les demandes de photos, empreintes digitales ou signatures. « Réponds toujours “Je n’ai rien à déclarer” même aux questions les plus simples », écrit-il.
Ces mesures, bien que très radicales, suggèrent une préparation minutieuse pour des situations extrêmement dangereuses. Le document ne se limite pas à la simple évitement des contrôles : il prévoit des protocoles d’action en cas de blessure ou d’arrestation, visant à dissimuler toute trace liée aux rassemblements.
Cette stratégie, bien que souvent associée à l’idée de « manifestants pacifistes », souligne une tension profonde entre les objectifs des groupes et leur capacité à s’éloigner de tout contrôle légal. Le manuel montre clairement qu’une participation organisée au mouvement ne suffit plus : chaque participant doit désormais être préparé à devenir un suspect potentiel dans un contexte de répression accrue.